Essai sellette Sup’air STRIKE:

strike 4
DCIM100GOPRO

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Avec l’évolution du matériel, cela devient chaque année de plus en plus agréable de composer son sac pour Marcher et Voler. Pour nous aider à être encore plus léger et confortable en vol, Sup’air lance en ce printemps 2016 la STRIKE, sellette de « Hike and Fly » ultra-light :-)

Cette sellette, directement issue des prototypes de la X-Alps 2015, est maintenant disponible à l’essai aux Passagers du Vent et nous avons eu la chance (…) de pouvoir la tester entre 2 rideaux de pluie en cette fin mai.

Avant d’aller voler, nous avons fait « le tour du propriétaire » de ce nouveau jouet. De prime abord, les matériaux semblent assez robustes au niveau du cocon. Le tissu composant la poche arrière est quant à lui en 38 grammes; cela pourrait inquiéter les moins soigneux, mais la légèreté est à ce prix… Enfin, l’ensemble de la structure de la sellette repose sur des sangles dynema. La sellette est livrée avec un accélérateur light, une paire de connect et un « mini sac tube » qui s’intègre à côté du pilote en vol pour ranger une barre de céréale.

Pour s’installer dans la sellette, il est nécessaire d’enfiler sa jambe droite car la cuissarde ne s’ouvre pas. Ce système confère de la sécurité même dans les moments où la fatigue est présente: le pilote ne peut pas ne pas s’accrocher et risquer de « passer au travers » au moment de son envol. Une fois assis, on ressent de suite un certain confort et un appui net grâce à une planchette qui, même étroite, permet de placer son bassin sans hésitation. La sécurité passive est assurée par une mousse sous les fesses du pilote. Cette mousse peut être ôtée/ajoutée en un clin d’oeil pour ceux qui n’auront pas envie de la porter pendant de longues heures de marche.

Avec l’envie de soigner les détails, le parachute de secours a été parfaitement intégré dans la poche ventrale et ne laisse apparaître aucune sangle le long du châssis. Un petit souci par contre au niveau du cockpit sur la pré-série de la STRIKE: si le pilote souhaite placer un instrument de taille un peu importante sur son tableau de bord, la sangle ventrale gêne la lecture des informations. Sup’air a donc déjà apporté la solution sur ce problème en élargissant le plateau par dessus la ventrale…

Pour ce qui est des réglages , cela se fait assez simplement. Celui concernant la longueur du cocon est même étonnant de simplicité car la planchette de pied n’est maintenue que par 2 points. On pourrait penser que l’équilibre va être compliqué à trouver et pourtant il n’en est rien :-). Les réglages du dos se font quant à eux grâce à un rappel efficace au niveau des lombaires et nous n’avons eu aucun souci particuliers à régler l’angle d’inclinaison du buste du pilote. Globalement une grande qualité se dégage: la Strike n’est pas une usine à gaz à gérer avant d’aller profiter de son vol.

Une fois en vol, on se sent vraiment à l’aise grâce notamment à la faible inertie de la sellette. Le 1,6kg (sans la mousse de protection) de la STRIKE donne l’impression d’être au plus prêt de l’air. Le temps de se reposer au décollage, pour remettre une boucle du cocon au bon endroit, permet de constater que les retours au sol devraient se faire aisément, n’ayant pas besoin de supporter la charge d’un matériel trop lourd. De façon plus philosophique peut-être pourrions nous penser que le fait d’alléger son matériel permet de voler plus en sécurité!!?

De retour en vol, on sent une sellette assez calée sur le mouvement de roulis. La ventrale, réglée dans un premier temps assez serrée (40cm) peut être ouverte davantage pour aider à mieux tourner dans le petit thermo-dynamique du bas de Planfait. On ressent assez nettement l’influence des cuissardes sur le comportement de l’aile.

Après 45 minutes de vol, et avant de subir une nouvelle blague humide de ce printemps coquin autour du lac d’Annecy, on peut penser sans aucun doute que la STRIKE sera une réussite. En associant un poids ultra light, une mise en place simple et un vrai confort en vol, Sup’Air devrait ravir bon nombre d’adeptes du léger…

Passé cet essai dans un monde de bisounours où tout est beau et gentil ;-), nous avons eu la possibilité d’éprouver la Strike lors du « Bornes To Fly », course de marche et vol au départ de Talloires. Pour cet événement, le choix a été fait de ne pas mettre la mousse de protection; le sac perd alors en volume et en poids, rendant ainsi les phases de portages moins pénibles en plaçant le sac au plus prêt du dos.

Les ploufs se sont répétés le premier jour de course, demandant des manipulations et des mises en place fréquentes. Certains pilotes ont eu un peu de mal avec les boucles pour fermer LA cuissarde et LA ventrale mais si ces boucles sont placées dans le bon axes, l’utilisation est assez fluide. Pour ma part j’ai trouvé un vrai intérêt au fait de pouvoir dégrafer une seule cuissarde: on associe confort de mise en place et sécurité ce qui, bien fatigué, parait essentiel…
Le second jour de course, dans des masses d’air beaucoup plus toniques (…) et avec une petite dette de fatigue supplémentaire, on a pu voir à quoi ressemble vraiment la STRIKE en vol. Le bilan est tout à fait positif: la sellette se veut rassurante et, si on se fait (gentiment) secouer en l’air, on ne peut pas mettre cela sur le compte de son harnais. Le confort se confirme lui aussi, ne faisant apparaître aucun point dur.

Ces premiers vols de prise en main de la STRIKE sont, vous l’aurez comprit, très intéressants car la sellette associe une poids ultra-light, un grand confort et une précision de pilotage vraiment bluffante. Cette Sellette permet faire une nouveau pas dans la recherche du meilleur compromis pour marcher et voler.

On n’a pas aimé:

-le cockpit qui n’intègre pas parfaitement la ventrale sue la première série livrée mais le souci est déjà corrigé grâce à la réactivité de l’équipe Sup’air

-…

On a aimé:

-Son poids

-Son look

-Ses réglages faciles d’accès et d’utilisation

-La pochette amovible light

-Le rapport poids/confort: étonnant!!!

-Le soin apporté par la marque à pousser de plus en plus loin les détails…