Niviuk Skin: la révolution continue dans l’ultralight…

Voilà 2 ans maintenant les XXLite avaient ouvert une voie nouvelle dans le petit monde du parapente: construire une aile avec une simple surface.
2 ans qui ont amenés les constructeurs à se poser des questions sur ce nouveau type de conception.
2 ans pour nous, amateurs de nouveaux jouets, à attendre derrière la porte avant de découvrir quelle sera la nouvelle étape dans le light simple surface; imaginez notre tête quand Niviuk nous a fait tester sa SKIN en avant première: des vrais gamins 🙂

L’intérêt de ces ailes est évident: réduire le poids et l’encombrement pour rendre le parapente encore plus simple. Le résultat de cette première façon de concevoir une aile ultralight ne permettait pas de diffuser ces parapentes auprès du plus grand nombre de pilotes: manque de vitesse, amplitude réduite des commandes, manque de ressource,…

Les nouvelles générations de voiles simple surface semblent d’ores et déjà rendrent ces jouets plus abordables…

Quelles solutions technologiques? En intégrant 5 caissons dans la corde de l’aile Niviuk a certainement voulu donner plus de maintient à l’aile; en tout état de cause cette solution ne nuit pas au gonflage. Le suspentage est quant à lui richement doté et demandera au pilote une attention particulière afin d’éviter les clefs; rien d’insurmontable, rassurez vous, juste une petit degré de plus niveau concentration comparé à la fluidité des parapentes les plus modernes.

Nos sensations après quelques vols:
-le gonflage est, comparé à une aile double surface, vraiment redoutable. 2 pas, sans même prendre les élévateurs avant, et l’aile monte franchement au dessus de la tête. Cette élévation nette sans vent pourrait, ceci dit, être un désavantage lorsque le vent est marqué en montagne.
-l’amplitude disponible au niveau des commandes est aussi très intéressante. On a mesuré une vitesse max bras haut autour de 37km/h; mais le plus intéressant se situe dans la partie basse de cette plage de vitesse: on peut ralentir de 10km/h sans que l’aile ne grogne; l’effort devient alors net et signal au pilote qu’il est temps de cesser de ralentir 🙂 Là où une XXlite aurait décroché de façon soudaine, une Skin préviendra son pilote. On sera aussi étonné de sa capacité à accélérer: là encore 10km/h en plus de la vitesse bras haut environ, conférant une certaine sécurité lorsque le vent sera amené à forcir.
-les oreilles: c’est moche mais cela peut être utile…et ça fonctionne très bien avec toutes les tailles

Pour ce qui est du pilotage:
L’aile ne bouge pas ou très peu sur l’axe du tangage. C’est limite inquiétant, trop sage pour être honnête pourrait on penser dans un premier temps. La glissade se poursuit et on s’habitue peu à peu à cette inertie minimaliste. Le ressenti est le même ou presque avec le roulis car l’aile bouge peu sur cet axe. Pour une fois, c’est sur le lacet qu’il se passe le plus de chose. Il faut alors être prudent dans les déclenchement francs à la commande car l’aile (16m2 chargée à 80kg) engage un peu comme pourrait le faire une aile de speed flying.

Les essais de performances que nous avons pu faire:
Pilote 72kg + Pi 19 VS Pilote 79kg + Skin 16 = même prise en charge, même plané, même vitesse bras haut
Pilote 68kg + Skin 16 VS pilote 72kg + Ultralight 18 = prise en charge meilleure avec Ultralight, vitesse meilleure avec SKIN

A qui s’adressent ces ailes?
L’idée n’est pas ici de mettre un pilote dans une case mais d’aider chaque pilote à trouver chaussure à son pied sans essayer tout le rayon ;-):
-on pourrait prendre une SKIN 16 pour un pilote cherchant à voler vite prêt du sol, redescendre le long des pente dans une ambiance Speed Flying. Cette surface serait parfaite pour le trail-flyer qui souhaite déplacer pas ou peu de poids…
-La 18 quant à elle serait plutôt à confier à un pilote cherchant à voler montagne: cette surface permet en effet une prise en charge simple, une bonne vitesse et laisse un encombrement très raisonnable.
-Enfin, la Skin 20 pourrait surtout être intéressante pour des grands/lourds pilotes cherchant la même prise en charge qu’une 18. Les voyageurs pourront aussi se régaler de cette capacité à associer mini sac et glisse aux quatre coins de notre jolie planète.

Les moins:
-quelques vibrations peuvent être ressenties à certaines charges/vitesse
-Accessibilité par encore aussi simple qu’une Koyot ou un Alpha…mais on s’en rapproche
-Dommage que cela ne vole pas encore comme une EnZo 2 😉
-la ressource pas encore au niveau d’un bi Golden III…
-Un sac adapté à une utilisation montagne pourrait manquer à quelques pilotes mais, au risque de faire quelque chose trop hâtivement, Niviuk laisse le choix au pilote de trouver sac à dos adapté…à son dos…et à sa pratique

Les Plus:
-poids redoutable dans sa version Plum
-Encombrement nul ou presque
-capacité à glisser
-prise en charge étonnante
-joli design
-solidité du bord d’attaque

Le mot de la fin: on adore!? Aucun doute concernant le fait que ces ailes, de la 16 à LA 20, pourront aider un grand nombre de pilotes à jouer un peu plus léger dans le ciel…

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